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CLINIQUE JURIDIQUE et MANAGERIALE "LM" ( Dr. Oswald KPENGLA-S. )

ÉCHANGES JURIDIQUES ET PLURIDISCIPLINAIRES

pan-africanisme

LETTRE OUVERTE AUX PRESIDENTS AFRICAINS

Publié le 29 Décembre 2013 par Dr Oswald KPENGLA-S dans PAN-AFRICANISME

L’ISOLEMENT DES DIRIGEANTS AFRICAINS

Savez-vous que les dirigeants Africains sont pour la plupart tristes et malheureux ? Mais si, ils le sont. Ils le sont parce qu’ils vivent dans l’isolement des murs de la puissance incommensurable dont ils se targuent et s’auréolent. Ils vivent dans un monde illusionniste fait de leurs rêves mal nourris et nourris par les rêves flatteurs de courtisans qui courent le long de leur cours pour les caresser dans le sens du poil. Il vivent dans l'écrasement d'un protocole trop protocolaire.

Ils vivent non seulement hors du peuple qui les applaudit, mais aussi hors du groupe de flatteurs qu’ils se constituent et qui les consument. Déjà forts par le nom qu’il est convenu de leur donner, Monsieur le Président pour les uns, la Haute Autorité pour les autres, ils s’entourent de tellement de force que ceux qui sont payés par eux pour leur dire les choses telles qu’elles sont n’y arrivent plus.

Ils sont comparables au clochard qui, installé au bord d’une rue, tête enturbannée avec une toile dorée, noyé dans un boubou scintillant et, paré des plus précieuses pierres, demande main tendue sa pitance, parce que vraiment et sincèrement, il en a besoin. Qui peut croire en cette main tendue et partager avec elle la petite pièce en guise d’aumône ? Chacun connait la réponse.

Excellence Messieurs les Président Africains, vous vivez malgré vous dans l’illusion, dans les rêves. Vous vous contentez presque trop du chant mielleux des corbeaux que vous payez au frais de l’État. Ils sapent votre vision et annihilent votre visibilité. Ces corbeaux ruinent vos projets et vos aspirations les plus justes pour vos pays.

Et tout cela à cause de vous-mêmes. Oui, vous manquez d’humilité. Le pouvoir d’un Président est si fort que déjà tout le monde le craint. Pourquoi en rajouter ?

Messieurs les Présidents, savez-vous que vos collaborateurs ont peur de vous parler ?

Savez-vous qu’ils ont peur de vous dire autre chose que ce que vous voulez entendre ?

Savez-vous qu’ils sont obligés de faire des montages pour vous contenter ?

Messieurs les Présidents Africains, descendez au milieu des vôtres, descendez au milieu de vos collaborateurs, descendez au milieu du peuple ; c’est une injonction de la raison, une recommandation fraternelle, un cri du cœur, et ma part pour le développement de l’AFRIQUE NOUVELLE qui m’est si chère.

Messieurs les Présidents, savez-vous ce que disent de vous vos propres ministres quand ils doivent, presque que comme tout le monde, demandez audience, dans les mêmes conditions que nous, avant de vous voir ? Ou quand ils attendent longtemps le long des longs couloirs avant de vous voir ? Vos propres plus proches collaborateurs vous diront : c’est cela la sécurité ; Mais sachez juste qu’ils vous conditionnent mieux, pour mieux vous mentir.

Messieurs les Présidents Africains, je vous le demande derechef, descendez au milieu des vôtres, descendez au milieu de vos collaborateurs, descendez au milieu du peuple ; c’est une injonction de la raison d’État.

Messieurs les Présidents, avez-vous jamais attendu cette anecdote ? Moi je vous la conte.

Un Président Africain demanda à son cuisinier de lui faire de l’omelette et attendait pour la consommer. L’attente devint longue et presque vaine. Le cuisinier tournait en rond. Un collaborateur extérieur, honnête du Président lui rendit visite, et lui dit sans appel et sans fard : Monsieur le Président, savez-vous qu’il n’y a pas de pain dans votre pays ? La consternation du Président fut grande. Imaginez la suite.

Il manque du pain dans son pays qu’il aime, ce pays à qui il a voué une partie de sa vie, et lui n’a pas été informé. Même le cuisinier le tourne en bourrique au lieu de lui dire la vérité.

Messieurs les Présidents Africains, où vous situez-vous par rapport à cette anecdote ?

C’était ma part de réflexion pour le développement de l’AFRIQUE NOUVELLE.

Merci de faire parvenir ce courrier à mes Chers Présidents Africains sans protocole.

Votre serviteur

Bon dimanche.

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VERITE ET POLITIQUE

Publié le 8 Octobre 2013 par Dr Oswald KPENGLA-S dans PAN-AFRICANISME

VERITE ET POLITIQUE

Texte de Allan KITT

"La vérité est une denrée périssable. On a souvent dit que la première victime en temps de guerre, c'est la vérité. Cela implique que, pour gagner la guerre, on est obligé de tromper l'ennemi : l'effet de surprise est primordial. Un gouvernement peut même se sentir obligé de mentir à son propre peuple, puisque sans le soutien de celui-ci il est impossible de maintenir l'effort de guerre. D'où la tentation d'exagérer les victoires et de minimiser les échecs ; et il faut dire que bien souvent le peuple le veut ainsi.

Même en temps de paix, il arrive souvent que la vérité soit victime de la politique. Des dictatures sont amenées à mentir et à se servir de propagande pour garder le pouvoir. La vérité est cependant peut-être encore plus menacée dans les pays démocratiques, car chaque parti a besoin du soutien du public pour sa politique contre celle des partis adverses. Cela est d'autant plus vrai dans notre ère de communications électroniques instantanées, où gouvernements et oppositions sont constamment - pas seulement en périodes d'élections - à la pêche aux voix par médias interposés. Ainsi la politique devient une campagne électorale permanente. L'important n'est plus l'action en elle-même, mais l'apparence de l'action.

On se sert des médias pour bien présenter la politique qu'on poursuit, au point même parfois de donner l'apparence en public de poursuivre telle politique, tandis qu'en réalité on en poursuit une tout autre. Mais, selon la parole bien connue attribuée à Abraham Lincoln, on ne peut pas tromper constamment tout le monde. Le sentiment qu'ont beaucoup d'avoir été trompés explique en partie le cynisme ambiant à l'égard des pouvoirs politiques, ainsi que l'effondrement de la participation électorale dans beaucoup de pays développés.

Nous devons cependant éviter cette suffisance qu'affichent souvent les médias et le public envers les politiques. Au Royaume-Uni, le journalisme et la vie politique sont les moins considérées des professions, car les moins crédibles. Dans les démocraties libérales, les médias prétendent chercher la vérité et exposer la turpitude morale de manière désintéressée. Parfois ils le font, et nous devons être reconnaissants quand ils démasquent mensonges, corruption et manque d'intégrité. Les médias ne sont cependant pas au-dessus de tout soupçon, et cela pour deux raisons.

Pour attirer lecteurs et téléspectateurs, ils peuvent vouloir présenter ce que, selon eux, leur public veut lire ou entendre. Ensuite, les médias souhaitent aussi participer aux campagnes politiques, faire et défaire des candidats aux élections. La presse a comme origine, en partie, ce rôle qui consiste non à informer de façon désintéressée, mais d'être un instrument de propagande et de pression politique. Cela peut conduire à exagérer tel argument et à déformer la vérité. Dans une société post-moderne cette tentation peut paraître d'autant plus plausible que l'on croit qu'il n'y a pas de vérité objective, que tout ce qui compte c'est sa propre perception de la vérité.

Tous concernés !

Mais si nous définissons momentanément le comportement «politique» comme étant le désir d'exercer le pouvoir, d'obtenir ce qu'on veut à tout prix, même si cela amène à mentir et déformer la vérité, à manipuler les autres à leur insu et contre leur gré, nous voyons que la question de « vérité et politique » ne touche pas seulement les hautes sphères politiques, mais tous les niveaux d'interaction humaine : la famille, l'entreprise, toute organisation bureautique, les églises et organismes para-ecclésiastiques."

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AFRICAINS ! UNISSONS-NOUS POUR UNE AFRIQUE NOUVELLE

Publié le 7 Octobre 2013 par Dr Oswald KPENGLA-S dans PAN-AFRICANISME

AFRICAINS ! UNISSONS-NOUS POUR UNE AFRIQUE NOUVELLE

A tous les Africains, pour une Afrique Nouvelle soudée et épanouie,

A tous les Pan-africanistes comme moi,

Je dédie cette pensée de Martin Luther King :

« Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon, nous allons mourir ensemble comme des idiots ... »

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LETTRE OUVERTE AUX AFRICAINS

Publié le 28 Septembre 2013 par Dr Oswald KPENGLA-S dans PAN-AFRICANISME

LETTRE OUVERTE AUX AFRICAINS

L’Afrique est dans un tournant décisif de son développement. Au moment où elle devait s’orienter vers le développement durable, vers la fin du XXème siècle, naquit un impressionnant outil, l’Internet.

Au moment où le monde est devenu un village planétaire, et que chaque village doit jouer sa partition, Internet est venu, à point nommé, pour annihiler l’espace et le temps. Oui, grâce à cet outil, on peut désormais partager les informations utiles entre deux pays lointains en temps réel. Il peut être co-analysé des données dans deux laboratoires différents. Des recherches peuvent être effectuées sans se déplacer vers d’autres pôles, comme ce fut le cas dans un passé encore récent.

Mais malgré la sophistication de plus en plus accrue de la toile, avec la possibilité de créer et d’animer des réseaux sociaux, l’Afrique, et surtout une partie de celle-ci, est encore à la traîne. Le fonctionnement des administrations et la qualité de leurs réseaux Internet, d’une part, et l’usage que les citoyens de cette Afrique font de la toile, surtout les réseaux sociaux comme facebook, d’autre part, sont une éloquente illustration de cet inquiétant retard.

Les découvertes techniques et scientifiques avaient certainement surpris l’Afrique, vu les lieux et moments où elles avaient été faites. Mais, l’Afrique n’a pas été surprise par les nouvelles technologies. Non, elle n’est guère surprise.

Si à la découverte du fer, de l’énergie,

Si à la fabrication du macadam,

Si à la construction de la motocyclette,

Si à la construction de la locomotive à vapeur, l’Afrique n’était pas au rendez-vous, parce que perdue dans ses forêts et savanes luxuriantes, condamnée à la cueillette et…, la découverte puis la publicisation des nouvelles technologies de l’information et de la communication sont survenues à une époque (fin du XXème siècle) de la vie de l’Afrique, où se posaient déjà, les plus grands problèmes de développement. Mais jusqu’à ce jour, tout traîne.

Il est indubitable qu’INTERNET est, et demeurera, le plus prestigieux outil de développement. Si on aime l’Afrique, si on travaille à l’EMERGENCE d’une AFRIQUE NOUVELLE, celle que je prône dans mes écrits, et que je soutiens dans mes conférences et cours, l’on est en droit de se demander : QUEL USAGE LES AFRICAINS (gouvernants et gouvernés) FONT-ILS DE L’INTERNET ?

Pour répondre à cette question, il suffit, pour ce qui concerne les gouvernants, de voir, en Afrique la qualité, le contenu et le fonctionnement des sites officiels de nos administrations, et la nature de leur lutte contre la cybercriminalité. Pour ce qui est des gouvernés, il semble juste indiqué de faire le tour des réseaux sociaux dont ‘’Facebook’’, et d’étudier la courbe de la cybercriminalité. Le constat est déplorable. Où va donc l’Afrique ?

Sur un plateau d’or, nous est servi Internet pour nous épanouir enfin. Mais hélas !

Les résultats de toutes les recherches sérieuses sont toujours consignés par écrit et publiés. Les réflexions les plus pures sur l’homme, la société… et leur avenir sont aussi écrites et publiées. Mais hélas les jeunes Africains ne savent plus lire parce qu’en refusant de lire, ils en ont perdu la manière. Ils préfèrent les photos, les dessins et les…

Ceci est un appel pressant, un cri du cœur à l’endroit des Africains pour une NOUVELLE AFRIQUE.

Africain !!! Lève-toi pour que ton destin s’accomplisse en utilisant autrement Internet afin de t’épanouir.

Moi j’ai commencé, par cette lettre, à jouer ma partition. Mon blog (http://oswaldpremiercliniquedroiteethique.over-blog.com) est un creuset pour l’émergence d’une NOUVELLE AFRIQUE .

Pour une utilisation durable de Facebook, interrogeons-nous désormais et toujours sur ce que nous apportons aux générations futures et à l'humanité en postant nos messages.

Dr Oswald KPENGLA-S

http://oswaldpremiercliniquedroiteethique.over-blog.com

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LE NOUVEAU COMMERCE TRIANGULAIRE

Publié le 31 Août 2013 par Dr Oswald KPENGLA-S dans PAN-AFRICANISME

Pour ce matin, nous voudrions vous priez chers lecteurs, de réfléchir un peu à l'Afrique.

Oui, l'Afrique, notre cause unique et ultime.

Si nous convenons ensemble qu'elle se porte mal, vous opterez volontiers pour notre AFRIQUE NOUVELLE.

Traitons ensemble cet exercice.

Consigne: Répondez aux questions suivantes et commentez à votre convenance.

1- Comparez le revenu des dirigeants africains à ceux des dirigeants des pays du Nord.

2- Évaluez les possibilités de financement occultes des hommes au pouvoir en Afrique (Présidents, Ministres...) et comparez-les à ceux de leurs homologues des pays du Nord.

3- Comparez les châteaux construits par nos dirigeants, en Afrique et surtout dans les pays du Nord, à ceux que leurs homologues (s'ils en ont) ont pu construire).

4- Comparez le train de vie de ces différents personnages et le pouvoir d'achat réel dans ces différentes parties du monde.

NB. A cette fin, vous pourriez vous servir de moteur de recherche google, ou des publications récentes des organismes internationaux.

A la fin de cet exercice, voilà ma part de vérité.

Nous ne méritons pas, en Afrique, ces dirigeants-là qui nous embourbent. Ceux qui pactisent avec le colonisateur moderne pour assujettir leur peuple.

Pourquoi nous gaspillons des ressources obtenues à crédit pour:

- ''habiller'' les rois et les fous des rois?

- nous payer des émoluments faramineux ?

Alors que vous croyez que le commerce triangulaire est fini, nous vous apprenons qu'il perdure, même si la marchandise et les acteurs ont varié.

Le nouveau commerce triangulaire dont le cerveau est constitué par les dirigeants africains, le connaissez-vous ?

Si non, suivez.

  1. Prétendant que leur peuple est affamé (alors qu’ils l’ont affamé par leurs pratiques occultes), ils demandent des crédits auprès des pays du Nord, qui n’oublient pas d’indiquer à quoi serviront les fonds ;
  2. Ils reçoivent ces fonds selon les mécanismes des finances publiques internationales ;
  3. Au lieu de ramener tous ces fonds sur place, ils font un ‘’voyage au stylo’’ dans un ‘’pays banquier’’, qui aurait spolié les juifs, où ils cachent une partie des fonds. Ce n’est qu’après cela que le montant résiduel nous revient. Mais de nombreuses générations d’Africains payeront pour l’entièreté de la dette.

Avez-vous vu le triangle ?

Et pourtant les trois angles sont visibles.

Oui,

Voilà la nouvelle forme de commerce triangulaire.

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L’HOMME EST-IL COMME UN TRONC D’ARBRE SÉJOURNANT DANS L’EAU ?

Publié le 2 Juin 2013 par Dr Oswald KPENGLA-S dans PAN-AFRICANISME

L’HOMME EST-IL COMME UN TRONC D’ARBRE SÉJOURNANT DANS L’EAU ?

Un adage bien populaire dit que « le séjour d’un tronc d’arbre dans la rivière ne le transforme pas en caïman ».

Sous le prisme du Panafricanisme, socle de l’Afrique Nouvelle, je voudrais me consacrer à l’analyse rapide de cet adage.

L’Afrique d’aujourd’hui que nous plaignons et que nous essayons de reconstruire est celle des divisions de tous genres. Des divisions souvent sans fondement, produit d’une grande inculture et d’une large immaturité qui se meuvent dans un fond de méfiance quasi généralisée.

Vous verrez des gens respectables dire :

  • les bétés, ils sont comme ceci, ils sont comme cela,
  • les agnis, ils sont comme ceci, ils sont comme cela,
  • les fons, ils sont comme ceci, ils sont comme cela,
  • les batombous, ils sont comme ceci, ils sont comme cela,
  • les bantous, ils sont comme ceci, ils sont comme cela,
  • les bamilékés, ils sont comme ceci, ils sont comme cela,
  • … , ils sont comme ceci, ils sont comme cela,

Africains Nouveaux, ne les écoutez plus, ils ne sont ni respectables ni respectés,

Ce sont eux qui nous engouffrent dans le mal,

Ils sont à craindre,

Ils sont à plaindre.

Posons-nous simplement quelques questions basiques :

  • Pourquoi et comment les habitants d’un village A peuvent t-ils conclure de ce que les habitants du village B sont tels ou tels, si au sein d’eux-mêmes ces habitants sont divisés et séparés par des frontières artificielles ? Vous entendrez ainsi dire dans le même village, ceux de la rive, ceux d’après le baobab, ceux de l’autre versant et que sais-je encore ?
  • Le jeune Ewé (évé) du Togo, né aux États Unis, d’un père togolais et d’une mère française serait donc d’où sociologiquement parlant ? Autrement dit, agira t-il comme un Togolais, un Américain ou un Français ?
  • Le Maxi né et vivant en milieu fon demeure t-il toujours maxi ?

Quand vous aurez répondu à toutes ces questions, nous conclurons ensemble que l’homme est le produit du milieu dans lequel il se meut. Nous conclurons que même si le séjour de l’homme dans un milieu ne change pas son nom, il modifie substantiellement son comportement.

A ce prix seulement nous pouvons avancer la main dans la main.

Halte donc à ceux qui font du stéréotype sans fondement !

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HYMNE A L’AFRIQUE NOUVELLE

Publié le 2 Juin 2013 par Dr Oswald KPENGLA-S dans PAN-AFRICANISME

Hymne à l’Afrique Nouvelle

Je ne suis pas de cette Afrique là,

Non, nous ne serons plus de cette Afrique des clivages Nord Sud,

Vous qui êtes épris de paix et de développement,

Venez-à moi donc,

Venez dans l’Afrique Nouvelle de la combinaison des idées, de la conjonction de nos pensées positives et de l’union de nos forces vives,

Venez dans cette Afrique en construction où nous sommes tous frères.

Ils s’empoisonnent d’opposition sordides et incultes,

Ils s’enveloppent d’ethnicité et de régionalisme,

Mais qui sait qui je suis,

Mais enfin, qui sait qui il est,

Mais dites moi donc qui sait d’où nous sommes ?

Ils veulent m’identifier par rapport à mon patronyme,

Oh maman, viens leur dire qui je suis,

Oh maman, sors-moi de cette convention qui me ronge,

Ici chacun porte le nom de son père, là-bas s’en est de même,

Mais maman, viens donc leur dire que tu ne portes pas le nom de ton époux mon père,

Maman viens dire halte à ceux qui, nous identifiant à nos noms nous massacrent et nous rangent,

Maman, tends leur la main pour les ramener dans cette Afrique Nouvelle que tu incarnes, dans l’oubli et l’abandon de toi,

Maman, mère d’Afrique, mère du monde,

Pourquoi, après neuf mois de douleur et de longues heures de travail ton nom n’est plus quasiment prononcé nulle part, si ce n’est lors des rituelles d’identification administrative[1],

Oubliant que je porte une partie de ton sang dans mes veines, tes propres frères me lynchent,

Ignorant que le sourire qui illumine mon visage est le symbole de ta présence, tes propres frères me repoussent dans l’abîme, et moi éternel orgueilleux je me meurs dans le silence.

Maman dis leur que nous sommes les mêmes du Sud au Nord et de l’Est à l’Ouest,

Oh Mère Afrique, dis à tes fils qu’ils sont les mêmes.

Ils m’ont pris pour un Bété alors que ma mère est Dioula,

Ils m’ont pris pour un Nordiste, alors que ma mère est du sud,

Ils me prennent pour un Goun alors que ma maman est Yoruba,

Oh Mère Afrique, dis à tes fils qu’ils sont les mêmes.

Triste sort, cruel destin, pourquoi Afrique tu meurs ?

Afrique, viens vivre dans l’Afrique Nouvelle,

Tes fils chéris t’ont construit une nouvelle demeure, pleine de joie et d’espérance,

Vous qui aimez l’Afrique, venez donc à nous, car de nous elle vit, l’Afrique Nouvelle.

Par mon seul nom, ils m’ont attribué un village, une ville, un pays et un parti ;

Mais suis-je de là ?

N’y a-t-il pas de Koffi, en Côte d’Ivoire, au Bénin, au Togo … ?

Par mon seul nom, ils m’ont attribué un parti politique,

N’y a-t-il que des « opposants » au Nord ?

Les aveugles disent que je suis « opposant » parce que je suis du Nord, alors que les myopes soutiennent que je suis « mouvancier » (bâtard néologisme),

Ils oublient que mon parti c’est l’Afrique Nouvelle ;

Et pourtant, je le leur ai dit ;

Frappés par une amnésie cruelle et mutante, difficile à guérir donc, ils ont fait l’école du colon en oubliant la Conférence de Berlin et ses conséquences,

Endoctrinés par leur instincts primitifs et obnubilés par leur cupidité, ils ont tous oublié que nous sommes les mêmes,

Arrêtons donc,

Arrêtons enfin car nous sommes les mêmes,

Relisons nos leçons d’histoire, et consacrons-nous à ce qu’elles contiennent de pure et de positif.

Les républiques d’Afrique n’ont jamais jusqu’à ce jour, pu créer une vraie nation et pourtant ils ont tous un passé commun,

D’une nation, on dirait même qu’ils ne veulent guère.

Au Bénin par exemple, il n’y a jamais eu de béninois,

Quand il n’est pas du Nord, il est du Sud, de l’Est ou de l’Est

Au Togo, en Côte d’ivoire, au Cameroun, le scénario est le même.

Vous qui êtes épris de paix et de développement venez donc à nous,

Conjuguons nos efforts dans la recherche de paix et de fraternité,

Ils ont crée tous les clubs régionaux et sous-régionaux possibles, mais où en sommes-nous ?

Nous ne sommes de nulle part que de l’Afrique Nouvelle,

Oui nous sommes de l’Afrique Nouvelle qui vit au son harmonieux de la paix et de la fraternité.

La conférence de Berlin nous a aujourd’hui condamné à être des Ivoiriens, des Ghanéens, des Nigérians… Limitons nous à cette condamnation et unissons-nous.

Que chacun joue sa partition.

[1] A l’exception de quelques rares pays au régime matriarcal où c’est le nom matronymique qui prime.

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L’AFRIQUE ET LA DEMOCRATIE

Publié le 4 Mai 2013 par Dr Oswald KPENGLA-S dans PAN-AFRICANISME

L’AFRIQUE ET LA DÉMOCRATIE

Dieu créa l’homme et l’homme créa la monnaie. Le monde se mercantilise de plus en plus. On achète tout sans connaître le prix de tout[1]. La morale a fui, l'éthique s'éloigne et il n'y a plus de loi que celle des plus forts. Les riches s’enrichissent et les pauvres s’appauvrissent un peu plus chaque jour.

Les fossés classiques entre riches et pauvres se raffermissent et s’aggravent. Le visage de l’Afrique se ride de plus en plus, alors que le reste du monde sourit presque. Les dirigeants africains promettent le partage mais s'enrichissent seuls. Ils se prétendent du peuple mais s'en éloignent toujours un peu plus par leur conduite.

Le colon s’en est allé de l’Afrique en laissant sur place ses membres et son tronc. Les nombreuses promesses des fleurs des indépendances sont sans lien avec les fruits de nos Etats. Le chaud soleil des indépendances n’a pas permis de sécher nos loques imbibées de larmes et de sueurs, produit des écueils et des vicissitudes de la traite négrière redorée de la colonisation.

Sous la pression des programmes d’ajustement structurels, fatiguée de sa propre graisse, l’Afrique va s’ouvrir à la démocratie, dans les années 90, par le biais des conférences des forces vives. Oui, la démocratie, parlons-en donc à l’africaine.

L’Afrique de la démocratie n’est-elle pas une Afrique malade ?

L’Afrique fait-elle de la démocratie ? si oui, cette démocratie est-elle conforme à notre société ?

[1] J’y reviendrai dans un autre post.

I- La démocratie africaine, une première dent cariée poussée de la gencive supérieure

Ne soyez point choqué. Ce n’est pas trop fort. N’en soyez point offusqué, vous aurez le temps de la contradiction. Elle est constructive quand elle est faite sainement.

Chaque jour, l’Afrique se meurt sous le fardeau de la misère des coups d’Etat, de la légèreté de décisions mal élaborées, des détournements de deniers publics, de la cupidité de dirigeants assoiffés d’un pouvoir dont-ils ne connaissent point le contenu, d’une opposition (puisqu’il est malheureusement convenu de la désigner ainsi) à peine visible, sans idéologie et cupide. Des oppositions dansant sous le rythme endiablé de la douleur de ne pas être au pouvoir, ce lieu où se partage le ‘’gâteau’’ qu’on vole à un peuple miséreux et misérable. Il suffit d’ouvrir les yeux pour les voir car l’Afrique en est remplie. Elles attendent leur tour.

Lorsque dans les années 90 le vent démocratique a commencé par souffler, l’Amérique avait plus de deux (2) siècles de démocratie[3]. En effet, en 1776, Thomas Jefferson, Benjamin Franklin et John Adams rédigèrent la déclaration d’indépendance des États-Unis. Ainsi furent posés les grands principes de la démocratie modernes. Un peu plus tard, la France aussi va amorcer un processus démocratique sans retour. Je me prive de vous dire des détails. Il faut tout simplement constater que la notion de démocratie moderne[4] était presque bicentenaire quand l’Afrique fit son entrée retentissante dans la danse. Certains se délecterons de l’idée que la partie orientale de l’Europe y est entrée dans la même période, mais parlons de nous.

La démocratie américaine a donné lieu à la dichotomie « républicain » et « démocrate ». Celle de France s’est contentée de « partis de gauche » et de « partis de droite ». Dans ces pays, le point fondamental de la césure est idéologique. Qu’ils soient de gauche ou républicains, ils ont une idéologie à laquelle ils tiennent. Mais que nous a apporté la démocratie d’Afrique Noire ? Vous le savez. Nous avons eu des « opposants » et des « mouvanciers ». Relisez ces mots à nouveau et vous verrez qu’ils sont porteurs des cauchemars abracadabrants qui hantent nos nuits. Cherchez-les dans tous les dictionnaires, vous les trouverez peut-être. C’est un néologisme afro-africain. La famille attend avec impatience la dent qui a donné tant de fièvre à l’enfant et celle-ci vient d’en-haut toute cariée.

On a attendu une démocratie, qui est venue moribonde. L’Afrique n’a pas été capable de choisir l’une des formes préexistantes. Si elle considère que les deux autres qu’elle prend à tort comme mères sont bâtardes, elle aurait pu au moins s’en inspirer pour proposer mieux que la « mouvance ». L’Afrique, ce terrible enfant de l’univers a eu une dentition difficile et longue, pour ne montrer qu’une dent pourrie forçant sans scrupule la gencive supérieure. C’est ainsi que les divisions intestines historiques ce sont exacerbées. Des amis qui se séparent au nom de la démocratie. Des époux qui divorcent, des ethnies qui s’entretuent, des collègues qui s’entredéchirent à belles dents.

Vides d’idéologie, parce qu’ils n’en sont point capables, les partis politiques sont devenus des garnisons, les élections sont devenues des poudrières et les campagnes électorales des champs de bataille militaro-métaphysique, bataille au cours de laquelle on n’oublie pas, à coup d’argent, de rappeler au peuple africain sa pauvreté meurtrière et lui signifier qu'il n'a droit à sa pitance qu'en temps d'élection.

Les gouvernants peinent à gouverner et les autres peinent à offrir mieux. Il est clair qu’ils nous ont oublié. Aucune idéologie de part et d’autre. Oui, ils nous ont oublié. Sinon, pourquoi ne les voit-on qu’au moment des élections ? Faut-il être au pouvoir pour travailler citoyennement au développement de notre continent ?

Population d’Afrique ! est-ce cette démocratie que tu attendais fiévreusement ?

Peuple Africain, tu es oublié de tes hommes politiques ; peut-on même les appeler ainsi ?

II- Démocratie africaine ou « démencratie »

Calmons-nous, car nous finirons par nous entendre ; tout au moins sur le constat d’un échec de notre démocratie.

Si la démocratie est multipartisme intégral, alors il y a dans certains pays d’Afrique, des parties du peuple qui partent ensemble sur une base ethnique ou tribale. Ils vous parleront de leader charismatique ou de candidat naturel ; ce sont nos partis politiques. Bienvenue donc dans l’Afrique multipartite.

Si la démocratie est liberté d’expression, alors l’Afrique connait la démocratie, puisque munis d’un stylo, certains écrivent n’importe quoi sur n’importe qui et ne veulent pas souffrir qu’on leur demande de se justifier. Tout le monde a des droits, mais personne ne sait ce qu’est le devoir, parce que personne n’en veut.

Si la démocratie, ce sont les élections à coup de milliards, pour plus de moitié empruntés, oui, il y a démocratie, puisque les élections en Afrique démocratique enrichissent plus d’un et appauvrissent le peuple.

Si la démocratie, ce sont les gouvernements avec les ministres, oui, nous sommes en démocratie, car l’Afrique démocratique a la particularité de nommer tellement de ministres qu’on arrive même plus à retenir leur dénommination. Alors que les budgets de nos pays peinent à être votés en équilibre des ressources et des charges, et qu’à ce titre ils sont basés sur des prêts, nos dirigeants sont mieux payés que les dirigeants des pays bailleurs desdits budgets. Voilà notre démocratie.

Si la démocratie, c’est une Assemblée parlementaire, nous en avons, et il suffit de lire le tableau des saisons pour comprendre pourquoi il arrive à ses acteurs de « transhumer ». Je ne dis rien de nouveau, ce sont eux, qui la première fois nous ont indiqué le mot transhumance dans les hémicycles.

Si la démocratie, c’est un groupe de partis unis par l’échec dans la course pour le pouvoir, qui mènent la vie dure au groupuscule qui dirige, alors l’Afrique noire est démocratique car, il est aisé de voir des assoiffés du gâteau, appelons-le ainsi, avides du pouvoir qui vivent de critique. Ils confondent en effet, esprit critique et esprit de critique. Tout aussi cupides que les autres, ils sont haineux et hardis. Ils s’opposent à tous et à tout, puisque c’est bien cela leur nom. Ils finissent même par '' s’entropposer ''. Ils médissent sans jamais dire eux –mêmes, et quand ils finissent par dire, ils se dédisent bien vite.

La démocratie des opposants et des « … » que nous couvons en Afrique est un échec ; vous en conviendrez sans doute avec moi. Elle ne fait que nous enliser dans nos tares sociologiques. Oui, les tares sociologiques, disons-le sans ambages. L’africain ne supporte pas de voir l’autre réussir. Dans la compétition, il n’admet souvent pas que l’autre peut être le vainqueur. Pour lui, une compétition se transforme vite en une adversité. Si vous gagnez, il veut s’assurer de votre échec pour faire entendre, à qui le veut, qu’on aurait mieux fait de le choisir à votre détriment. Pour s’assurer de votre échec, il fait l’une des deux choses suivantes : soit qu’il demeure passif, silencieux en attendant dans « la prière » votre échec, ou activement, il travaille à votre perte certaine ; la vulnérabilité de l’homme finira un jour par leur servir d’adjuvant.

Tout se passe comme si nous ne serons pas tous comptables des erreurs de nos dirigeants. Si, nous sommes tous comptables, et nous le serons toujours, que nous soyons républicains d’ici ou démocrates de là-bas; nos bailleurs de fonds savent nous le rappeler d'ailleurs si bien.

Les gouvernants peinent à gouverner et les autres peinent à offrir mieux. Il est clair qu’ils nous ont oublié. Aucune idéologie de part et d’autre. Oui, ils nous ont oublié. Sinon, pourquoi ne les voit-on qu’au moment des élections ? Faut-il être au pouvoir pour travailler citoyennement au développement de notre continent?

A la mentalité africaine correspond une autre forme de démocratie.

Ce n’est pas la démocratie qui ne convient pas à l’Afrique. La démocratie est un bon système de gouvernance, même si elle n’est pas le meilleur système. C’est celle choisie par l’Afrique des années 90 qui est mort-née.

Au lieu d’une démocratie à l’américaine, à la française ou d’une démocratie américano-française, l’Afrique a fait l’option d’un système politique démentiel qui nous encrasse la vie et nous éloigne du développement. C’est de la DEMENCRATIE.

Merci amis lecteurs.

[1] Sauf à intégrer certains paramètres qui seront discutés plus tard.

[2] J’y reviendrai dans un autre post.

[3] A ce sujet, je vous prie de lire le prestigieux ouvrage de Tocqueville DE LA DÉMOCRATIE EN AMÉRIQUE I à l’adresse : http://classiques.uqac.ca/classiques/De_tocqueville_alexis/democratie_1/democratie_t1_2.pdf

[4] J’insiste sur l’expression démocratie moderne car en 594 av. J.-C. déjà il y avait eu des pratiques démocratiques. En effet, l’archonte Solon établit un système de classe en vue de la sélection des magistrats. Ainsi, les citoyens les plus pauvres ont accès aux tribunaux et à l’assemblée du peuple, mais pas aux postes de magistrats et de membres du conseil. Athènes avance ensuite vers plus de démocratie avec Pisistrate et surtout Clistène, qui fait adopter les réformes qui fondent la démocratie athénienne.

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