I-
Le géant fait de l’ombre au voisinage.
Il est tentant, et trop humain, de vouloir l’écarter.
Ah ! « les chênes qu’on abat », quelle satisfaction pour les arbrisseaux !
H.
II-
''Ah ! tu sais me frapper par où je suis sensible.
Quand je songe aux dangers que je lui fais courir,
La crainte de sa mort me fait déjà mourir ;
Mon esprit en désordre à soi−même s'oppose :
Je veux et ne veux pas, je m'emporte et je n'ose ;
Et mon devoir confus, languissant, étonné,
Cède aux rébellions de mon coeur mutiné.''
C.
III-
''Le courage vient du coeur qui est lui-même le lieu tout à la fois de la sensibilité et de la décision. Chez l’individu, on connaît le courage physique, la bravoure, mais aussi le courage intellectuel, le courage moral. Il existe aussi un courage du groupe, celui d’une cité, d’un peuple, d’une nation, entretenu par les gouvernants pourvu qu’ils s’attachent à en exalter la fierté, car la fierté nationale nourrit le courage comme de leur côté les manifestations de courage stimulent la fierté nationale.
Le courage est une vertu.''
R. D. de SM